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La flotte de Napoléon III - Documents
Les Personnels
Les Ministres de la Marine de Napoléon III     31 octobre 1849 - 9 janvier 1851 : Romain Joseph Desfossés     9 janvier 1851 - 24 janvier 1851 : Théodore Ducos     24 janvier 1851 - 10 avril 1851 : Auguste-Nicolas Vaillant     10 avril 1851 - 26 octobre 1851 : Justin de Chasseloup-Laubat     26 octobre 1851 - 3 décembre 1851 : Hippolyte Fortoul     3 décembre 1851 - 17 avril 1855 : Théodore Ducos     27 mars 1855 - 19 avril 1855 : Jacques Abbatucci     19 avril 1855 - 24 juin 1858 : Ferdinand Hamelin     24 juin 1858 - 24 novembre 1860 : Ferdinand Hamelin     24 novembre 1860 - 20 janvier 1867 : Justin de Chasseloup-Laubat     20 janvier 1867 - 4 septembre 1870 : Charles Rigault de Genouilly     4 septembre 1870 - 19 février 1871 : Martin Fourichon
Uniformes des Officciers      lithographie de L.Levert Officiers de vaisseau, habillés conformément au Décret du 17 avril 1850. De gauche à droite:     Capitaine de frégate (2e et 4e galons en argent)     Lieutenant de vaisseau en petite tenue d'été.     Capitaine de Vaisseau en caban (même vêtement pour tous les officiers des différents corps de la marine).     Capitaine de vaisseau en grande tenue.     Enseigne de vaisseau (de dos) en grande tenue.     Aspirants en grande tenue et en petite tenue d'été (les aspirants de 2' classe ont l'aiguillette mélangée par parties égales or et soie bleue).
Uniformes des Equipages
  (photo communiquée par Mme Marie-Madeleine Suire-Pied )  Cette photo originale datant de 1874 environ, montre des élèves pilotes sur leur cotre. Le pompon rouge tel que nous le voyons sur cette photo a été adopté en 1870.
Le transport des déportés politiques Vous trouverez ci-après le règlement appliqué à bord du vaisseau Duguesclin, pour le transport des déportés politiques de 1852. D'aucuns ont dénoncé ce règlement comme "barbare" et "ignoble". Il ne fait que refléter la discipline du bord de l'époque, discipline acceptée par les marins d'Etat  " ... Pendant le séjour des détenus sur le vaisseau ils devront, aux termes de nos règlements, se conformer aux règles de police et de discipline établies sur les bâtiments de l’Etat. En conséquence, il leur est expressément défendu de fumer dans leur batterie et d’y introduire aucune matière inflammable, telles qu’allumettes chimiques, soufre, etc., sous peine de dix jours de double boucle ou de cachot, au pain et à l’eau, et en cas de récidive, vingt jours de la même punition.  Chaque jour un délégué à tour de rôle et quatre plats de service seront désignés pour la propreté de la batterie ; ils devront constamment tenir pleines d’eau les bailles qui avoisinent les lieux et où l’on doit puiser de l’eau pour les désinfecter. Pendant que les détenus seront sur le pont, les plats de service assécheront la batterie autant qu’il dépendra d’eux ; ils auront soin de balayer après chaque repas, et si ce service de propreté n’est pas constamment fait dans l’intérêt hygiénique de toute la batterie, ces plats seront retranchés de vin.  Tout trafic de la ration est sévèrement interdit à bord. Les chefs de plats, sous la surveillance de leurs délégués, devront tenir strictement la main à ce que chaque homme ne boive que son quart de vin. Si l’on s’apercevait que quelqu’un a bu plus que sa ration, le plat entier sera retranché, et si ce fait donnait lieu à quelque désordre, la batterie entière serait privée de vin.  Les règlements prescrivent encore d’observer le silence à bord pendant les exercices et pendant la messe. Messieurs les délégués seront prévenus chaque fois que les nécessités du service exigeront que cette disposition soit observée, et dans le cas où nous aurions à nous plaindre du bruit dans la batterie, les sabords resteront fermés ; les détenus seront privés de monter sur le pont, et le quart de vin pourra encore être supprimé.  Les détenus comprendront qu’il est de leur intérêt de se conformer ponctuellement aux mesures d’ordre qui leur sont proposées, afin de ne pas nous mettre dans l’obligation de les y contraindre par les moyens de rigueur dont nous disposons.  Les ordres les plus précis sont donnés pour qu’ils soient traités avec humanité, mais en même temps pour qu’ils soient soumis au régime militaire, qui n’admet aucune hésitation dans l’exécution d’un ordre donné.  A bord, le 24 avril 1852.  Le capitaine, commandant le vaisseau,  Signé : MALLET."
Uniformes en 1844
Uniformes des matelots conformes à l’arrêté du 27 mars 1855