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La flotte de Napoléon III - Documents
Témoignages Journal de bord de Victor Girardeau (1)
    NOTE LIMINAIRE     Ce texte a été retrouvé dans les archives de M. Philippe Giradeau. Il s’agit du journal de bord rédigé par son, arrière-grand père lors d’un voyage sur les Indes en 1856.     Ce n'est pas exactement le texte d'origine bien que nous ayons voulu lui garder au maximum son originalité. En effet, son auteur n'était pas un lettré et son écriture approximative rendait le texte difficilement compréhensible. Ces fautes ont donc été corrigées mais ni le style, ni la construction de la phrase. Cependant des mots sont restés incompréhensibles, nous les avons surlignés en jaune et nous remercions par avance tout lecteur qui aurait une traduction à proposer.      Ce texte est écrit dans un style très particulier qui est celui des journaux de bord. On peut en déduire que notre auteur était un proche du capitaine, sans doute un officier ou un maître timonier. Il avait accès au journal de bord et devait le recopier en le retenant oralement. Tout comme les journaux de bord, il ne contient que les évènements de navigation et les accidents au personnel.      Notre bateau est un trois-mâts barque classique auquel le capitaine a ajouté un certain nombre de voiles comme cela était d'usage à l'époque pour augmenter la surface voilée et donc la vitesse. Aux traditionnelles bonnettes, il a ajouté des voiles plus rarement installées, les voiles goélette (ou encore benjamines). Ces voiles étaient des voiles auriques ajoutées sur le grand-mât et le mât de misaine. Cet ajout très important ne pouvait être fait que par beau temps et brise régulière, car il rendait la navigation très délicate, d'où les fréquents changements que le nom note tout au long du récit. Il est à noter, que Jean Randier, le grand spécialiste des voiliers au commerce, note "seuls les anglo- saxons pratiquèrent sur leurs navires les contre-cacatois[14] et contre-contre-cacatois", alors qu'ici ce bateau français les utilisent fréquemment.     Vous trouverez également une photo d'époque de M. Victor Jacques Girardeau et la copie de son diplôme de la médaille de la Baltique attribuée par la reine d'Angleterre. Bordeaux, le 12 Juillet 1855 Nous partîmes de l'amarrage à 7 h du matin. Nous mouillâmes à Bacalan à 11 h du matin. Nous avons envergué nos voiles. Le14 nous avons gréé les cacatois. Le 15 à 4 h du soir, deux vapeurs nous ont passé la remoque. A 9 h nous mouillâmes à la Roque de Thau. Le 16 à 4 h du matin nous partîmes pour Royan. Un vapeur nous quitta à 10 h. Nous mouillâmes à Pauillac. Le 17 nous avons appareillé de Pauillac à 6 h et demi du matin - Nous mouillâmes à 11 h du matin à Richard. Le 18 nous appareillâmes à 5 h du matin avec des vents debout du N.O. A 2 h du soir, nous mouillâmes au Verdon. Le 19 à 5 h du matin nous appareillâmes avec des vents du NO. Nous étions cinq navires : le trois- mâts la Pomone de dix huit cent tonneaux, le trois mât Euphrate de quinze cent tonneaux, le trois-mâts la Comète de neuf cent tonneaux,  le trois-mât la Cadichone de huit cent tonneaux, le trois-mâts Lélis de six cent tonneaux, tous les cinq à la voile. Lorsque nous fûmes dans les passes, les trois-mâts la Pomone et Lélis (?) renoncèrent. Le vent augmentait toujours, la Cadichone, au bout d'une heure, en fait autant. L'Euphrate et la Comète tenaient toujours. Lorsque nous fûmes hors de la rivière, les pilotes embarquèrent à bord de leur chaloupe. les deux navires tenaient toujours les cacatois dessus. La brise augmentait toujours. Au bout d'une heure, le mât de perroquet et le ton du petit mât de hune de l'Euphate sont tombés en bas et il fût obligé de relâcher en rivière de bordeaux. Et nous autres, nous continuâmes. Le 19 Juillet 1855 Nous continuâmes notre route. Nous fîmes route au Nord toute la nuit, bonne brise. Le 20 à 4 h du matin, le vent saute au Nord, bonne brise. Nous mîmes le cap en route (sans doute, le cap fixé pour la traversée). Le 21, les vents de N.E., les bonnettes tribord installées. Le 22, même temps. Le 23 les vents d'O, bonne brise, nordet, mis les cacatois - à 10 h du soir, les vents du NE, bonne brise, les bonnettes à tribord. Le 24 à 8 h du matin, nous étions par le travers du Cap Finistère, nous mîmes le cap à l'ouest sur bonne brise de N.E, bonnettes sur bâbord. - à 10 h du soir, nous vîmes un vapeur qui courait Sud. Nous n'avons pas pu reconnaître sa nation. Le 25 à 9 h du matin,  nous vîmes un brick français qui courait au N. Le 26 à 7 h du soir, nous vîmes un brick qui avait le pavillon au mât de misaine et qui avais le cap sur nous. Il passa à nous toucher - nous avons entendu qu'ils nous parlaient - nous n'avons pas compris. Le capitaine n'a pas voulu faire manœuvrer pour essayer de savoir ce qu'ils voulaient et nous fûmes bien vite loin de lui. Nous marchions une fois plus vite que lui. Le 27 à 4 h du matin nous vîmes un trois-mâts qui courait au N – à 5 h du soir, nous vîmes un bateau à vapeur qui courait O. Nous n'avons pas pu connaître sa nation. Le 28 à 5 h du matin, nous étions par le travers de l'île Madère, mer toujours bonne, bonne brise. le 29, même temps.  Le 30 à 8 h du soir, nous vîmes de La Palma[1]. Le ler août à 6 h,  l'île de La Palma nous reste à l'E. Nous vîmes l'île de Fer[2] au S .0. Nous vîmes un vapeur qui courait à l'O. - A 8 h, l'île de Fer resté à notre E. Le 2, mêmes vents. Le 3, mêmes vents, bonne brise. Le 4, vents d' O, calme et pluie. Le 5, mêmes vents de tous les côtés et de la pluie nous étions dans le Pot-au-Noir. Le 6, même temps. Le 7, le vent a rafraîchi, bonne brise, le cacatois dessus, un autre navire aurait les perroquet s serrés. Le 8, même temps. Le 9 à 10 h du soir, nous serrâmes le cacatois. Le 10 à 6 h du matin, nous vîmes un brick portugais le Mintor chargé de passagers pour les îles du Cap Vert. - à 10 h du matin, nous vîmes un trois-mâts anglais faisant route comme nous - à 11 h, un trois-mâts de Nantes chargé de voiles allant à Bourbon. - nous vîmes un trois-mâts anglais allant à Bombay - à 5h du soir, nous vîmes un trois-mâts qui courait comme nous, bonne brise de S.O. Le 11, Même temps. Le 12, de la pluie. Nous vîmes quatre navires qui faisaient route comme nous au Bous d'une tir. Nous parlons à un trois-mâts anglais qui avait quarante trois jour de mer, venant de Liverpool allant à Calcutta, un brick anglais allant à Calcutta, un trois-mâts de Nantes allant Singapour. Le 13 , nous avion dépassé tous ces navires. Le 14, bonne brise, le cacatois dessus. Le 15 à 8 h du matin, nous étions sous la Ligne. Nous avons baptisé ceux qui ne l'avaient pas passée, nous n'avons pas travaillé. Le 16,  vents de S.E. et de la pluie. Le 17, le même temps. Le 18, bonne brise, serré les cacatois. Le 19, même temps. Le 20, nous vîmes une voilier qui courait au N. A 8 h du matin, nous avons amené le petit perroquet  pour rétablir l'empointure. de bâbord, le vent affraîchit, le grand foc s'est déchiré. - on a envoyé du monde à le serrer, on a cargué la perruche et serré - après que ce fut fait, nous nous sommes mis a déjeuner. - après le déjeuner, l'on envoya coucher la bordée qui n'était pas de quart. - A 9 h, I'on mis à l'ouvrage, l'on a mis deux hommes à déverguer le grand foc et lorsque qu'il fut dévergué,  nous en mîmes un autre - les deux mêmes hommes se mirent à l'enverguer. A 11 h, je vais à la Barre - lorsque le grand foc fut envergué, un matelot vint prévenir le lieutenant que le foc était paré à hisser le lieutenant me dit lorsqu'il dira de hisser, que je laisse arriver pour pouvoir donner de l'aisance à hisser. Je mis la barre au vent lorsque que la voile fut hissée. Il [le lieutenant]  me fait le commandement de lofer. Lorsque le foc porta, l'écoute cassa, un homme se trouva pris pars l'écoute qui le jeta  à la mer. Tous aussitôt, I'on crie "un homme à la mer". Je quitte  à l'instant même la barre, je cours à la bouée, je coupe son amarrage et je la fait tomber à la mer auprès de lui, de deux maître environ. Je vis apparaître la tête et une minute après je le vis disparaître au même instant. "Tous le monde sur le pont à la manœuvre, amène les perroquets, les huniers, cargue la grand voile". On se mis à amener le canot de tribord. Je m'embarque moi d'abord, Billatra ensuite, puis le Second ; nous nageâmes dans la direction de l'homme. Cela faisait près d'une heure que nous nagions quand nous avons aperçu la bouée, mais le malheur a voulu que l'homme n'y était point. Nous nous mîmes à nager plus au vent - nous sommes mis debout dans le canot, mais nous n'avons rien vu. Le navire était environ à deux lieux de nous, le canot à moitié d'eau, rien pour le vider. La mer gronde, la mer qui embarque le navire qui court à contre de nous. Sans être masqué, je veux dire que j'avais mon bonnet. Je me suis mis à jeté l'eau avec, et j'en jetais la valeur de quatre seaux pendant qu'il en rentrait trois. Mais à la fin, j'en vins à bout, il y avait près dune heure que nous nagions, les bras se fatiguent. Car il fallait défier[3] les coups de mer pour qu'elle ne nous coule pas, le navire était [toujours] aussi loin. Comme, à la fin, un remord de conscience prend le capitaine de virer de bord sur  nous lorsqu'il [ne] nous a plus vu. Mais toute les dix minutes, il fallait que je pompe ave mon bonnet. A la fin nous voilà le long du navire, pas sans être fatigués. Mouillés  par la mer, pas un seul poil de sec, nous avons eu le bonheur de [ne] pas attraper de mal. Le long du navire, nous hissions le canot à bord - nous étions morts de soif nous mîmes à bord de l'eau le lieutenant m'a dit de ne pas boire. De lui-même il ma pas dit d'aller boire du vin. Lorsque nous fûmes à bord, de suite à hisser les huniers et nous mîmes à dîner. Trois heures après nous mîmes à changer la misaine qui était en lambeaux et après la grand voile qui était la même chose et envergué les deux voiles avant de souper. Vous pouvez croire si nous avions besoin de repos. A 7 heures nous soupâmes, en bas et à coucher qui n'est pas de quart . Le 21 au matin à 4 h, pour nous reposer, il nous a fait laver le pont  [alors] qu'il faisait aussi noir que comme dans un four – nous n'avons point de quart en bas. Le 22, la même chose, point de quart en bas - beau temps le vent calme. Le 23, le même temps et point de quart en bas. Nous avons signé le procès-verbal pour ce pauvre malheureux. Le 24, petite brise de N.O. bonnette tribord. L'équipage occupé à coudre aux voiles - le soir, l'on a mis bas l'ouvrage à 7 h. Le 25 à 2 h du matin, nous rentrâmes les bonnettes, serré les cacatois, viré de bord le vent de bout - à 4 h, à larguer les cacatois,  à 5 h, la goûte à l'équipage et beau temps. Le 26, même temps, à 5 h, la goûte à la bordée de quart. Le 27 à 5 h, la goûte à la bordée de quart - à 9 h, la bonnette du petit hunier à bâbord - à 1 h rentré la bonnette, cargué les cacatois - à 3 h du soir nous vîmes un trois mâts qui court comme nous. Je ne sais [de] quelle nation il est - à 6 h, nous ne le voyons plus. Le 28, à 5 h du matin nous mîmes les bonnettes à bâbord, largué les cacatois, le cap au Sud, et la goûte à la bordée de quart et le quart en bas - à 11 h du soir, serré les cacatois, rentré la bonnette du grand hunier. Le 29 à 3 h du matin, rentré la bonnette du petit hunier, les vents de Suroît, nous avons masqué, le grand foc déchiré, serré la perruche, cargué la brigantine - à 5 h, envergué le grand foc, donné la goûte à l'équipage - à 10 h du soir, serré le grand perroquet - le vent affraîchit  - à 11 h du soir nous prîmes un ris dans le perroquet de fougue et dans le petit hunier Le 30 à 4 h du matin, nous prîmes un ris dans le grand hunier, la goûte à l'équipage - à 2 h du soir, serré le grand hunier. Le 31 à 8 h du matin, largué le ris du hunier, largué le grand perroquet - à 10 h du matin, dévergué et envergué le petit perroquet. Le 1er 7-bre[4] 1855 Le 1 à 8 h du matin, largué le petit perroquet et la perruche - à 10 h, largué le clinfoc et le grand cacatois, travaillé aux voiles - à 3 h du soir, serré Le grand cacatois la perruche, le clinfoc - cargué la brigantine, les voiles goélettes - à 2 h du matin, serré le petit perroquet, le grand foc, serré la grand voile, donné le têt [goûte ?] à la bordée du quart. Le 2 à 7 h du matin on serra le perroquet de fougue, pris deux ris dans le petit hunier, serré le grand perroquet, deux ris dans le grand hunier, un ris dans la grand voile à l'amure - les vents de S.O.,  même Cap - à 2 h du soir, changé le perroquet de fougue et pris deux ris et bordé,  largué le grand perroquet - à 10 h, serré le perroquet de fougue et le grand perroquet,  l'écoute de misaine cassée,  cargué le benjamine[5]. Le 3 à 7 h du matin bordé le perroquet de fougue à 11 h du matin Serré le grand foc borde la Benjamine à 4 h du soir Serré la misaine Goélette Serré le perroquet de fougue à 10 h 1/2 du soir, serré la grand-voile, pris le bas ris dans le petit hunier pris le ris Dans la misaine à 11 h serré la misaine. Le 4 à 4 h du matin, nous prîmes le bas ris dans le grand hunier, les vents de Sud droit cap au Sud, et bonne brise - à 8 h du matin, largué la misaine - à 10 h du matin, largué 3 ris dans le grand hunier, largué le ris de la misaine goélette[6] et la benjamine, largué le grand foc, largué le perroquet de fougue - à 4 h du soir, [largué] le petit perroquet, même cap, les vents de 0 - à 11 h du soir, cargué la misaine goélette.   Le 5 -7-bre 1855  Le 5 à 3 h du matin, serré le petit perroquet, à 4 h du matin, cargué la grand-voile, bordé la misaine goélette, pris un ris dans le petit hunier, serré la grand voile - à 10 h du matin, largué un ris dans le perroquet  de fougue, amuré la grand voile - à 11 h ½, largué un ris dans le petit hunier, largué le petit perroquet - à 3 h '/2 du soir, cargué le petit perroquet  et dévergué la perruche - à 5 h du soir, nous prîmes un ris dans le grand hunier et dans le petit hunier et dans le perroquet  de fougue . Le 6 à 2 h du matin serré le grand perroquet  . Nous vîmes un navire à tribord à nous - à 4 h du matin, nous larguâmes le grand perroquet, largué le ris de la grand voile, le ris du grand hunier, les ris du petit hunier et du perroquet de fougue, largué le petit perroquet  et le grand cacatois et le clinfoc - à 7 h, largué le petit cacatois - à 10 h nous vîmes deux navires à bâbord à nous - à 10 h, le gui casse par le roulis, le vent calme, grosse mer, les vents de N.O., cap au Sud-Est-Quart-Est - à 7 h [du soir], serré les cacatois, le vent affraîchit, et de la pluie - à 9 h du soir, on serra le clinfoc - à 10 h, les vents de S.O. - à 11 h ½ , cargué et serré le petit perroquet, pris deux ris dans le perroquet de fougue, un ris dans le petit hunier, et dans le grand hunier, serré le grand perroquet. Le 7 à 2 h du matin, les vents de 0 et de la pluie, largué le grand perroquet - à 7 h du matin, largué le ris du petit hunier et du grand hunier, largué le petit perroquet,  les cacatois, le clinfoc - à 11 h du matin nous mîmes les bonnettes de hune et de perroquet à tribord - à midi, vu cap de Bonne Espérance - à 6 h du soir, nous rentrons les bonnettes de perroquet, et changé le perroquet  de fougue - à 8 h, nous rentrons les bonnettes de hune,  serré les cacatois et clinfoc. Le 8 à 1 h du matin, serré les perroquets, pris un ris dans le perroquet  de fougue, cassé un galhauban de perroquet  . Le 8 -7-bre 1855 Le 8 à 7 h du matin avons cargué le perroquet  de fougue, largué le grand perroquet et le grand cacatois et le clinfoc - à 7 h 1/2  hisse le perroquet  de fougue - à midi, nous virions de bord, les vents de S-E - à 7 h du soir, nous serrâmes le grand cacatois et le clinfoc - à 10 h ½ ,  largué le petit perroquet, le vent variable. Le 9 à 7 h, largué le grand cacatois, envergué la perruche, largué le cacatois de perruche et le petit cacatois et le clinfoc, le cap au S.E. - à 2 h du soir, serré les cacatois et le clinfoc - à 7 h, serré la perruche et le petit perroquet - à 8 h, serré le grand perroquet - à 10 h, serré la misaine goélette - à 11 h, nous prîmes deux ris dans le perroquet  de fougue à 11 h Vi nous prîmes un  ris dans le petit hunier et dans le grand hunier       Le 10 à 1 h du matin nous carguâmes la grand voile - à 2 h nous prîmes le 2e  ris dans les huniers - à 3 h,  nous prîmes le ris dans la grand voile, et bordé - à 4 h nous serrâmes  le petit hunier - à 6 h, nous déverguâmes le petit hunier - à 8 h, nous serrâmes le perroquet  de fougue et le grand foc, et serré la grand voile. Nous n'avions que le grand hunier et la misaine - à 3 h du soir, nous vîmes un trois mâts qui courait au Sud avec les deux huniers au bas ris et sa misaine. Le 11 à midi, pris le bas ris au petit hunier et le larguer - à 1 h du soir, largué la grand voile - à 2 h, le petit hunier à déchiré, nous mîmes à le serrer, à larguer le grand foc, le vent calme, équipage  à coudre aux voiles à la chandelle. Le 12 à 2 h du matin, le vent saute au S0, et de la pluie, à larguer le ris de la grand voile et un ris du grand hunier, largué le perroquet de fougue et le grand perroquet - à 10 h, changé la misaine goélette, cargué la benjamine - à 11 h du matin, dévergué le petit hunier, largué le foc - à 6 h du soir, les voiles : on finit de réparer le petit hunier dans la cale, du vent et de la pluie.   Le 12 -7-bre 1855  Et un froid abominable, des vents de bout et le capitaine a eu le cœur de nous le faire enverguer[7],  il faisait [si] noir que l'on ne se voyait pas, le second a frappé un novice, ils se sont accrochés, on les a séparé - après avoir envergué le petit hunier il nous l'a fait serrer - à 7 h, nous avons fini et nous mîmes à souper - à 10 h, nous serrâmes grand perroquet. Le 13 à 8 h du matin, les vents ont changé et sont  venus au N.O., bonne brise - à 11 h, nous prîmes le ris de la grand voile et deux ris dans le petit hunier, et border - à 2 h du soir, largué le grand perroquet, à couché qui n'est de quart. Le 14 à 4 h du matin, les vents du S, calme - à 5 h du matin, largué les voiles goélette et la brigantine et le clinfoc - à 8 h, largué, les ris des huniers et de la grande voile, largué les perroquets et les cacatois - à 2 h du soir, cargué le perroquet de fougue pour le réparer - à 6 h,  serré les cacatois -  6 h ½ , bordé le perroquet de fougue - à 8 h, serré  le clinfoc. Le 15 , à 5 h du matin largué le clinfoc et les cacatois, les vents de S, cap à l'E-SE. Le 16, par le travers du canal de Mozambique - à 10 h du soir, nous serrâmes le petit cacatois et le cacatois de perruche Le 17 à 1 h du matin,.serré le clinfoc et le grand cacatois - à 8 h, largué les cacatois et le clinfoc, bonne brise de Sud–Sud-Est, [sommes] deux degrés sous le vent - à 10 h du matin, serré le petit cacatois et le cacatois de perruche - à midi, serré le grand cacatois et le clinfoc - à 2 h du soir, serré la perruche, les vents de S - cap et route [les mêmes] - à 8 h du soir, serré le petit perroquet, et à 11 h ½  du soir, serré le grand perroquet . Le 18 à 4 h du matin, nous prîmes deux ris dans le petit hunier, un ris dans le grand hunier, le perroquet de fougue a déchiré - à 7 h du matin dévergué le perroquet de fougue, cap Est, deux quarts  sous le vent. A 8 h du matin, cargué les voiles goélette - à 9 h, nous prîmes le ris de la grand voile - à midi nous prîmes le deuxième ris dans les huniers et serré le grand foc - à 4 h du soir serré la grand voile - à 10 h, nous serrâmes la misaine - à 11 h ½  nous virâmes de bord cap au Sud. Le 19 à 1 h, bordé la benjamine - à 5 h, bordé la misaine goélette - à 8 h, bordé la misaine - à 11 h du matin, largué la grand voile - à 7 h du soir, on a largué les deux ris du grand hunier. Le 20 à 5 h, nous virâmes de bord le cap à l'E - nous larguâmes les ris du petit hunier, largué le grand perroquet et le grand cacatois, gambeyé les voiles goélette, largué le petit perroquet et le petit cacatois - à 11 h du matin, l'on envergua un perroquet de fougue, largué la perruche et le cacatois de perruche et le clinfoc, largué le ris de la grand voile - à 2 h du soir, cargué le petit perroquet et le petit cacatois et le clinfoc pour réparer un galhauban qui est cassé - à 5 h, bordé, et hisser le petit perroquet et le petit cacatois et le clinfoc - à 5 h ½ ,  l'aiguilletage du galhauban volant est cassé. Nous sommes par le travers de l'île Bourbon - à 9 h nous mîmes la bonnette du petit hunier, les vents de 0, cap au SE-1/4 E. Le 21 à 1 h du matin, nous mîmes la bonnette du grand perroquet - à 2 h, nous mîmes la bonnette du petit perroquet - à 5 h du matin, nous mîmes la bonnette basse, petit vent d'0, même cap - à 5 h ½, nous carguâmes les voiles goélette et la brigantine, les voiliers  à réparer les voiles,  à coucher qui n'est de quart. A 7 h nous mîmes la bonnette du grand perroquet à bâbord - à midi la bonnette du petit perroquet a déchiré - à 2 h ½ , vent S., nous rentrâmes la bonnette du grand perroquet à bâbord - à 4 h du soir, nous rentrâmes la bonnette basse et du grand perroquet, le vent de SO bonne brise et de la pluie, bordé les voiles latines   Le 21 -7- bre 1855  A 7 h du soir, nous rentrâmes la bonnette du petit hunier - à 7 h ½ du soir, serré le grand cacatois et le clinfoc - à 8 h, serré la perruche - à 9 h, à carguer les voiles goélette et serré le petit perroquet Le 22 à 2 h, serré le perroquet de fougue et le grand perroquet - à 3 h nous prîmes deux ris dans le petit hunier et un dans le grand hunier - en prenant le ris dans le grand hunier le raguage a cassé, il n'y a pas eu de mal, on l'a réparé - à 6 h, bordé les voiles goélette - à 7 h, bordé le perroquet de fougue - à 10 h du soir,  on n'amena le grand hunier pour reposer les raguages, bonne brise de S, la route à E-'/4SE - à 5 h du soir, nous saisîmes le grand hunier - à 7 h du soir, nous serrâmes le perroquet de fougue - à 8 h nous prîmes le ris de la grande voile - à 7 h ­du soir, nous serrâmes la grande voile. Le 23 à 5 h du matin, bordé le perroquet de fougue et la grande voile - à 7 h du matin - largué un ris du grand hunier - à 4 h du soir, l'écoute du perroquet de fougue à cassé, on l'a cargué et serré - à 6 h nous prîmes un ris dans le grand hunier. Le 24 à 5 h du matin, on a largué le perroquet de fougue, le vent de S-SE, un 1/4 sous le vent de la route - à 8 h du matin, nous larguâmes  le grand perroquet - à midi, on a largué un ris dans le petit hunier et le petit perroquet - à l h du soir, on a cargué le grand perroquet et amené le grand hunier pour réparer le raguage - à 2 h du soir, changé la brigantine - à 5 h, hissé le grand hunier et le grand perroquet - Le 25 à 5 h du matin, forte brise amené les perroquet - à 6 h, hissé les perroquets - à midi, largué les ris du hunier, largué la perruche, et à 4 h largué les cacatois et le clinfoc, changé la grand voile, cargué le petit cacatois et le dévergué, petite brise de Sud-Est, cap un quart sous le vent - toute la nuit, faible brise deux quarts sous le vent de la route. Le 26 - 7 bre - 1855 Le 26 , à 7 h 1/2 du matin, la ralingue du grand cacatois à cassé,  on l'a serré - à 8 h du matin, un navire en vue devant nous - à 11 h on na dévergué le grand cacatois - à 4 h du soir, la navire est par le travers - à 5 h, envergué le grand cacatois - à 6 h nous ne le voyons plus - à 7 h du soir, serré le cacatois de perruche, bonne brise du S-SE,  un quart sous le vent de la route , Le 27 à 8 h du matin largué les cacatois de perruche - à 7 h, poussé le bout-dehors  de Clinfoc dont la saisine à cassé - 2 h du soir, envergué le petit cacatois et bordé, et à hisser le clinfoc - à 6 h ½ , serré le cacatois de perruche et le petit cacatois, le vent de SE, la route est E-NE. Le 28 à 7 h du matin, largué le cacatois de perruche et le petit cacatois, le vent E 2quarts sous le vent de la route - à 10 h du soir, serré le petit cacatois et le cacatois de perruche. Le 29 à 2 h du matin, calme, cargué les voiles latines et la grande voile - à 3 h ½,  amené et bordé les voiles latines et la grande voile - à 5 h du matin, largué le petit cacatois et le cacatois de perruche - à 3 h du soir, changé le perroquet de fougue, calme plat - à 10 h du soir, le vent est de 0, petite brise Le 30 à 7 h du matin, même temps, calme plat, la route au N-NE, le vent variable, doublé le Tropique du Capricorne. Le  1er , petite brise de 0, même route - à 1 h du matin, les vents de nordet, la route au N­E - à 7 h 1/2 du matin, les vents de SE,  les bonnettes de perroquet et de cacatois, gréé les contre-cacatois - à 10 h la bonnette basse et bonnette de hune à tribord - à 4h du soir, les vents d'E, rentré la bonnette basse - à 9 h du soir, rentré les bonnetes à tribord, les vents E-SE. Le 2 à 4 h ½,  nous mîmes la bonnette du petit hunier et les bonnette de perroquet et de cacatois,  gréé les contre-cacatois, lavage du pont, à compter d'aujourd'hui, point de quart en bas.   Le 2 -8-bre 1855 Le 2 à 8 h du matin, point de quart  en bas - à 9 h du matin, changé le grand hunier - à 1 h du soir, l'équipage à enflécher, à border les voiles latines - à 7 h du soir halé bas les contre-cacatois - à 9 h, rentré les bonnettes des cacatois - à 9 h ½ , la drisse de la bonnette du petit perroquet à cassé - à 11 h du soir, rentré la bonnette du grand perroquet, les vents de N-NE, cap au NO - à 2 h du matin, les vents de S, et nous mîmes les bonnettes de perroquet, bonne brise, cap en route au NE, la bordée de quart n'a pas eu la goutte - à 7 h du soir, rentré la bonnette du petit perroquet. Le 4 à 5 h du matin, nous mîmes la bonnette du petit perroquet et les bonnettes de cacatois, et gréé  les contre - à 8 h, nous mîmes la bonnette du grand hunier de tribord - à 7 h du soir, halé bas les contre-cacatois Le 5 à 3 h du matin, rentré la bonnette du cacatois - à 5 h du matin, nous mîmes les bonnettes de cacatois - à 7 h, rentré les bonnettes de cacatois, les vents de SE, la route au N-NE, bonne brise et da la pluie , nous sommes au Pot-au-Noir - à 7 h du matin, rentré les bonnettes de perroquet et la bonnette du grand hunier, quart en bas - à 1 h du soir, nous mîmes la bonnette du hunier et du grand perroquet - à 5 h, cargué le petit cacatois et le cacatois de perruche et la bonnette du grand perroquet - à 7 h du soir, rentré la bonnette du grand hunier, vents d'E, cap en route NNE et de la pluie Le 6 à 7 h, du matin largué le petit cacatois et le cacatois de perruche et à briquer le mât d'artimon,  point de quart en bas, petite brise Le 7 le même temps - à 10 h du matin nous voyons un trois mât anglais courant à contre-bord de nous - à midi nous passons la Ligne . Le 8, même temps - à 7 h '/² du soir, nous mîmes la bonnette - à 10 h nous mîmes la bonnette du grand hunier. Le 9 à 1 h du matin, nous mîmes la bonnette du petit perroquet - à 5 h du matin, nous rentrons les bonnette du perroquet et les bonnettes du grand hunier - à 9 h du matin, nous mîmes la bonnette du grand hunier et du grand perroquet , à 11 h du soir, cargué les voiles latines, brassé carré, les vents de S-SO, cap au N-NE. Le 10 à 7 h nous mîmes la bonnette du petit perroquet et les bonnettes du cacatois et les contre-cacatois et la bonnette basse, petite brise - Le 11 par travers du golfe du Bengale, on a briqué la batterie, au dehors même temps faible brise du Sud - Le 12 à 5 h du soir, nous vîmes un trois mâts anglais venant de Calcutta, avons 23 jours de traversée. Le 13 à 5 h du matin, nous vîmes un navire à l'horizon, les vents du Sud, la route au N-NE, petite brise - à 11 h du matin le navire était par le travers, et un autre à bâbord. C'était deux anglais venant de Calcutta, les vents d'0 - à 9 h du soir nous mîmes les bonnettes de hune et de perroquet et de cacatois et la bonnette basse nous avions 31 voile dessus - le 14 à 2 h du Matin, halé bas les contre-cacatois - à 3 h nous rentrons les bonnettes de perroquet de cacatois - à 8 h nous rentrons les bonnettes de tribord - à 9 h nous mîmes les contre-cacatois - à midi, rentré la bonnette basse - à 5 h du soir, à rentrer les bonnettes de perroquet et de cacatois et la bonnette du grand hunier - à 7 h du soir, à haler bas les contre-cacatois. Le 15 à 2 h du matin, nous rentrons la bonnette du petit hunier - à 3 h, à serrer les cacatois - à 4 h, à border les voiles goélette - à 8 h ½ du matin, à border les cacatois et nous mîmes les bonnettes de perroquet et la bonnette du petit hunier, les vents de Sud, cap au N - à 10 h du matin nous mîmes la bonnette du grand hunier, même temps et de la pluie.   Le 15 -8-bre 1855 Le 15 à 5 h du soir nous rentrons les bonnettes de perroquet, la bonnette du grand hunier et les bonnettes basses, route au N-NO, vents d’0 - à 8h, bordé les voiles goélettes et hissé le petit foc. Nous vîmes un  navire qui court comme nous. Le 16, les vents de Nord, cap E-NE - à 8 h du matin, nous virions de bord, les vents de tous les côtés, nous mîmes les ancres au poste de mouillage - à 2 h, les vents de Sud, cap au Nord - à 5 h, nous mîmes la bonnette du grand perroquet à tribord - à 7 h du soir, nous mîmes la bonnette du petit hunier et la bonnette basse à tribord.
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